Moi? Je vais bien, Paul, non

_____Bref, où en étais-je déjà? Ah oui! Paul et moi suivions les policiers. Nous prenions l'ascenseur, pour aller au troisième, et prîmes direction une salle médicale. Dans cette salle, il y avait 2 simples lits, et toute les fournitures médicales nécessaires pour soigner quelqu'un. Jusqu'à ce que nous nous soyons installés chacun sur un lit, aucun mot n'était sorti de la bouche de personne. Les deux ambulanciers qui nous avaient accompagnés laissèrent la place à deux chirurgiens, ou médecins, je ne savais pas ce que c'était exactement.

_____« -Faites ce que vous avez à faire, vous nous les envoyez quand vous aurez fini, OK? Disait le policier à un chirurgien
-Il ne devrait pas y avoir de problème avec ces deux-là, çà sera vite fini! »

_____Les deux médecins ouvrirent une porte, qui donnaient sur une salle adjacente. Ils y ressortirent avec deux bacs plein de matériel: scalpel, défibrillateur, ciseaux, etc. Enfin c'est les seuls ustensiles que je connaissait! Cela devait être les engins nécessaires et habituels à une quelconque opération, ou pour soigner n'importe qui. Je n'ai vraiment pas l'habitude des hôpitaux. Il faut dire que je déteste çà, j'ai toujours cherché le moyen d'éviter d'y aller. Je n'aime pas voir souffrir les gens, voir la misère des malades en phase terminales, je n'aime pas non plus voir des enfants ici, cela me chagrine. Et le plus important, il y a un couvre-feu, et la nourriture est dégueulasse!

_____« C'est parti, faites-moi voir çà! Un des deux hommes allait s'occuper de moi tandis que l'autre s'occuperait de Paul
-C'est rien hein, pas d'anesthésie tout çà, je ne veux pas. Répondit-je.
-Ah mais il n'est pas question de çà, vous êtes un costaud vous non? Me dit-il en riant.
-Bah, on peut dire çà comme çà... Cà va durer longtemps?
-Non, ne vous inquiétez pas, juste le temps de désinfecter à nouveau, et de vous refaire la plaie à neuf. Après, vous aurez quelques papiers à signer, et vous pourrez aller faire un tour chez les policiers.
-Euh, je peux pas rester ici, j'aime pas les flics?
-Je vous comprend, mais je crois que c'est pas possible! dit-il en éclatant de rire. »

_____On entendait l'autre médecin et Paul rire aussi, ils avaient entendu notre petite conversation. Heureusement, nous étions tombés sur deux hommes fort sympathiques, çà change de certains médecins de l'armée qui ne parlent pas, qui râlent sans arrêt, et qui tirent la tête jusque par terre. Il nous en faudrait des comme çà! J'étais assis au bord du lit, de côté. Il m'enlevait le bandage et le ruban adhésif temporaires que les ambulanciers avaient mis, avant de me soigner vraiment, et de me mettre le bandage permanent. Il me désinfecta, me mit un produit dont je ne saurais vous dire l'utilité, et me banda très soigneusement le pourtour du crâne. C'était vraiment un très bon médecin.

_____« -Paul, çà va toi? Demandai-je en me levant, quand mon médecin avait fini
-Pas vraiment non, je commence à avoir mal à la tête...
-T'as pris un coup?
-Non même pas, dit-il en se tapant sur le dessus de la boîte crânienne, mais bordel, çà fait mal!
-Vous ne savez pas ce qu'il a? Questionnai-je les deux docteurs »

# Posté le jeudi 31 juillet 2008 07:00

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 11:39

La dégénérescence

_____Il me répondirent négativement. Je remarquai qu'ils avaient branché son coeur à un appareil mesurant le rythme cardiaque, vous savez, celle ou est inscrit le nombre de battement par minute, etc. Tout çà pour un mal de jambe et une migraine? Je ne comprenais pas. Toujours est-il que Paul, de secondes en secondes, se tordait de plus en plus de douleur. Ils se plaignait de sa tête, et maintenant en plus de son coeur. Comment un état de santé pouvait se détériorer aussi rapidement? Les deux médecins ne savaient visiblement pas quoi faire eux non plus était subjugués devant l'ampleur de la dégénérescence, si bien qu'ils ordonnèrent aux policiers de fermer la porte, et appelèrent deux infirmiers. En même pas 10 secondes, ils venaient d'entrer dans la petite salle. Moi, j'étais à côté, et je voyais les quatre hommes s'affairer autour de mon nouveau compagnon. J'étais dubitatif, dans l'incompréhension la plus totale. Les deux chirurgiens se mirent à l'écart et discutaient entre eux. Je ne pu entendre la conversation, mais l'air grave qu'il eurent en revenant ne présageait rien de bon. Ils touchèrent deux mots aux infirmiers, restés surveiller Paul.

_____BIIIIIP! BIIIIIP! « Arrêt cardiaque! Préparez une salle d'opé! Défibrillateur, à 300, vite! » Oula doucement! La machine qui mesurait son rythme cardiaque venait subitement de s'emballer, sans crier gare. Paul avait maintenant les yeux fermés, il ne bougeait plus, on pouvais le croire mort. Les sinusoïdes de la machine n'étaient plus, et avaient laissé place à une simple ligne verte signifiant que le coeur venait de s'arrêter de battre. En quelques secondes après ce Bip angoissant, c'était la panique dans la salle. Un infirmier téléphonait à la salle d'opération, le deuxième préparait le défibrillateur, un des médecins l'aidait à mettre le produit, tandis que le dernier enlevait les vêtements de Paul. « Chargez! Allez-y! » Biiiiip. Le corps de Paul restait inerte, les quatre hommes s'affairaient autour de ce dernier. Quant aux policiers, ils observaient la scène par la petite fenêtre de la porte. Moi, je ne bougais pas d'un centimètre, j'étais assis sur le lit, ils ne faisaient plus attention à moi. « A 350, chargez! » Bip. Bip. Bip. Cà avait l'air de marcher, la ligne verte avait à nouveau cédé sa place. Le coeur battait de nouveau, comme en témoignait le '78' indiqué sur la machine, signifiant le nombre de battement par minute.Vingt secondes à tout casser je dirais. Je m'approchait du lit, ou se trouvaient encore les deux médecins. Un des infirmiers était reparti au téléphone, tandis que l'autre remplissait un papier. Les deux chirurgiens restait très attentif, même si depuis que le coeur s'était réveillé, il paraissait stable. Enfin, tout est relatif, car il venait de se réveillé depuis une dizaine de secondes à peine. Je pris la parole.

_____« -Je peux lui parler? Il m'entend?
- Dépêchez-vous, les civière ne vas pas tarder à arriver, on l'emmène au bloc.
- Oui, j'ai cru comprendre... Paul, tu m'entends? C'est Shawn! »

_____Je répétai trois fois cette question, il ne bronchait pas. Ses yeux étaient restés fermés, mais le coeur battait toujours. Je réitérait ma question, une dernière fois. Là, ses paupières se sont mises à bouger, sa main droite aussi, mais c'était à peine perceptible, tel un tremblement provenant d'un petit frisson. Lentement, très lentement, il ouvrait les yeux. Il me fixait. Les médecins lui posaient des questions, lui disaient qu'il allait être emmené quelque part. Mais il ne semblait pas les entendre, il se contentait de me dévisager. Il ne disait pas un mot. La civière ainsi que les hommes du bloc venaient d'entrer dans la salle, il ne leur adressa pas un seul regard. On me fit signe de reculer afin de les laisser passer, lui me fixait toujours autant. C'était étrange comme situation, son regard ne décrochait pas, et surtout, il n'avais pas cligné une seule fois pendant ce temps! « Paul, tu es sûr que çà va? » Il ne m répondait pas. Son regard était vraiment tout ce qu'il y a de plus oppressant, j'avais du mal à l'accrocher, il me faisait presque peur, c'est dire! Les hommes du bloc lui adressèrent la parole:

# Posté le jeudi 31 juillet 2008 07:03

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 11:39

L'attaque

_____« -On va vous demander de ne pas bouger, on va vous emmener au bloc pour procéder à des examens plus poussés. Nous allons vous changer de lit. » Paul ne répondait pas.
« -Ok les gars, à 3! 1, 2, 3, on lève! » Il s'y étaient mis à quatre pour soulever Paul, pour avoir plus d'équilibre et pour ne pas secouer son corps. Ils l'avaient soigneusement disposé au milieu de la civière, qui était assez large pour une personne, et pourvue d'une épais matelas blanc. On lui branchait directement un appareil, dont je ne saurais vous dire ni le nom, ni l'utilité. Il m'observait toujours. « On y va, allez. » Les deux hommes du blog commençaient à pousser la civière, il arrivaient devant moi, Paul n'ayant pas changé...

_____« SHAWN! Son regard! Ne croise JAMAIS son regard! » Putain! Il venait de sauter de la civière, me sautait dessus et m'avais hurlé ces quelques mots. Surpris, j'avais fait un bond en arrière, le laissant ainsi s'écraser au sol comme une masse. Dépassés, les médecins vinrent vers lui, et essayaient de le relever. « Son regard! » Il répétait sans cesse ces mots. J'essayais d'en savoir plus, je lui posais quelques questions, mais lui me fixait toujours, et répétait, encore et encore. Les médecins commençaient à le porter, quand soudain, tout commença à dégénérer. Il fût pris de spasmes plus que violent, il bougait tellement dans tous les sens, d'un coup d'un seul, sans prévenir, qu'il décochais un coup de poing à un des médecins! C'était le chaos le plus total, six hommes qui essayaient de maîtriser un seul malade victime de spasmes terribles, qui hurlait sans cesse les même mots. Paul avait l'air enragé, il hurlait de plus en plus fort, gigotait de plus en plus. Le spectacle était terrifiant, ses yeux se remplirent de sang rouge écarlate à tel point que des gouttes de sang coulaient le long de son visage, alors qu'il me fixait. Il ne cessait de bouger, faisant tomber tous les objets à sa portée, brisant les fournitures médicales, comme lors d'un combat. Un long filet de bave sortait de sa bouche jusqu'à couler sur le sol, se mêlant au sang qui ne coagulait pas et coulait de plus en plus. Personne en comprenait, les médecins criaient dans tous les sens. Moi je ne bougais pas d'un centimètre, colllé à mon mur où le bond m'avait emmené. J'avais eu peur, vraiment. Je n'ai pas souvent peur, mais voir un homme dans cet état, et qui plus est, nous hurler dessus, à de quoi glaçer le sang.
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# Posté le vendredi 01 août 2008 06:24

Le calme revient

_____Il finirent finalement par l'attacher à l'aide de ceintures, et le positionnèrent sur la civière tout en l'attachant. Il essayait de se débattre, tout en continuant à hurler, jusqu'à l'extinction de voix. C'était impressionnant à voir, les médecins le sortirent de la salle, et on l'entendait encore hurler dans le couloir, qui résonnait. J'étais seul dans la salle, avec le médecin qui s'était fait frappé. On aurait dit que cinq personnes s'étaient battues ici: mobilier renversé, fournitures cassées, une flaque de sang par terre, c'était véritablement le chaos dans cette pièce. Je m'approchais de l'homme, qui se soignait la joue gauche -la où il avait été frappé-, devant un miroir.

_____« - Vous allez bien? Demandai-je.
- Il cogne fort! Et c'était quoi son délire? C'était quoi ce regard?
- Je n'en sais pas plus que vous... »

_____J'estimais dans mon intérêt de ne pas lui parler de la chose, il l'apprendrait bien assez tôt dans les médias. Je quittais la salle, le laissant en train de ruminer sur son pauvre sort, et sur Paul. Il était dans de beaux draps! Néanmoins, j'espérais qu'il s'en sortirait. Je ne le connaissait pas, mais il avait l'air de quelqu'un de bien? Mais il a changé du tout au tout en quelques minutes... Les policiers devant la salle m'envoyaientt en salle d'attente, allant s'occuper du médecin. Me revoilà parmi les cris, les pleurs, et les personnes énervées. L'homme de tout à l'heure, qui hurlait sur la secrétaire, vous vous rappelez? Il était toujours là, accompagné par son garde du corps, enfin plutôt, le garde de la sécurité. Il ne râlait plus, et attendait son tour très sagement. Il faut dire que le garde était un vrai molosse, une vraie armoire à glace. Je ne voudrais pas avoir affaire à lui!

_____L'attente était interminable. Je pensais essentiellement à deux choses. Je m'inquiétais de l'état de santé de Paul, et je voulais savoir ce qu'il c'était passé avec la chose. Même si je connais cet homme que depuis trente minutes à peine, je voulais savoir. J'étais là depuis dix minutes maintenant, peut-être quinze, je ne faisais pas attention à l'horloge. Seulement une personne, en béquille, était passé devant un médecin. C'était vraiment très lent ici, je commençait à comprendre l'homme qui avait agressé la pauvre secrétaire. La patience n'est pas ma plus belle vertu non plus. Si je sais attendre quand il faut, très souvent je montre trop de signes d'impatience, et je suis pressé d'avoir ce que je désire. Et bien souvent, vous vous en doutez, cela m'a porté préjudice. Il faisait très chaud dans cette salle, bien qu'il faisait plus que frisquet dehors. Ils avaient monté le chauffage à fond ou quoi? J'étais assis sur ma chaise, je ne bougeait pas d'un pouce, je me contentais d'observer les gens, leurs manies, comme toujours. J'attendais toujours, lorsque soudain...

# Posté le vendredi 01 août 2008 10:08

Modifié le vendredi 01 août 2008 11:29

L'entretien commence

_____La salle d'attente était dotée d'un poste de télévision, ou la chaîne d'informations de la CNN était allumée. Je m'y reconnaissait! Effectivement, alors que se diffusait en boucle les images de l'agression, on pouvait voir un zoom sur mon visage lorsque je me faisait soigner. Bref, toujours est-il que pendant cette longue attente, personne n'est venu me tenir au courant de ce qu'il advenait de Paul. Non pas que j'avais peur pour lui, mais je peux dire que quelque chose me chiffonnait. Cette histoire de spasmes qu'il a eu, je l'avais déjà entendue quelque part... Mais impossible de me rappeler où... Où! Ed! C'est Ed! C'est lui qui m'avait parlé des spasmes quelques heures plus tôt! J'y suis, un des témoins qui a croisé le regard de la chose était Paul! Mais que sont devenus les autres? Pourquoi les spasmes se sont répétés? Pourquoi tout simplement il y en a t'il eu? Je ne comprenais strictement rien, mais je savais que tous ces évènements étaient liés. Aucun élément ne me permettait de voir une explication saine et rationnelle. Surnaturelle alors, peut-être? Tout reste possible après tout. J'étais perdu dans mes pensées les plus folles, je ne savais pas quoi penser de tout cela. Etais-je en plein rêve? Certainement pas, il est dit que dans les rêves la douleur ne se ressent pas, ou alors, nous fait nous réveiller. Or moi, j'avais bien mal au crâne! Je déteste attendre. Encore et toujours, j'étais dans cette salle. Maintenant, deux personnes de plus sont passées devant le médecin, tandis qu'un autre à abandonné. Je comprend pourquoi.

_____Mais enfin, on venais me chercher, du moins, je pensais que c'était pour moi. Je voyais trois policiers en uniforme pénétrer dans la salle d'attente. D'un air grave, l'un d'eux s'approchait de moi lentement, me fixant dans les yeux, sans détourner le regard. Au demeurant assez grand et imposant, les cheveux court de type coupe militaire lambda, le policier pris la parole.
« -Suivez-nous, c'est à votre tour. On vous emmène chez l'inspecteur. »

_____Je ne répondit pas, me contentant de me lever afin de les suivre. Les un derrière les autres, nous déambulions dans les méandres des nombreux couleurs de ce petit hôpital. Qui aurait pu croire qu'un si petit établissement disposait de ce nombre de salles, de portes, de passages? Pas moi. La dernière fois que j'ai mis les pieds dans un hôpital, c'était sous une tente lors de ma dernière opération au Moyen-Orient. Et les effectifs changent! Après quelques dizaines de secondes de marche, nous approchions d'une petite porte au fond d'un étroit couloir où ne se trouvait plus aucune fourniture médicale. Je pensais avoir affaire à une petite remise, ou une salle de la sorte. Les trois policiers me laissait entrer avant eux, me laissant l'honneur de découvrir ce qui m'y attendait.

_____Cette petite pièce ne contenait qu'une table, une étagère et quelques chaises. Peut-être une salle de repos? Je pouvais également distinguer un distributeur de boissons et une machine à café sur la droite. Qu'est ce que je foutais là? Cà refoulait à plein nez l'interrogatoire long et vide de sens. Sur une des chaises se trouvait un homme, visiblement la trentaine. L'inspecteur sans doute, même s'il avait l'air jeune pour avoir déjà pu accéder à ce grade si convoité des hommes d'autorité... D'un air nonchalant, il avait les pieds sur la table, un blouson en cuir, un jeans bleu clair délavé troué aux genoux. Les cheveux long, frisés, il avait tout l'air d'un membre des Rolling Stones. Il me rappelle vaguement moi, lorsque que j'allais encore à l'université. Avec ma bande de potes -dont Ed'-, dans le fond de l'amphithéâtre, attitude je m'en-foutiste débordante, les pieds sur la table, méprisant moult professeurs. Pourtant, j'ai entre guillemets, bien réussi mes études. On va peut-être bien s'entendre finalement. J'entrais donc, et décidais de m'installer sur la première chaise venue, celle positionnée en face de l'inspecteur. Les trois policiers me suivirent, mais préféraient rester debout devant la porte. Question de protocole, peut-être. Tout de même pressé d'en finir, je pris la parole en premier.
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# Posté le samedi 23 août 2008 10:06

Des revelations?

_____
« - Bon, il se passe quoi au juste? Dis-je d'un ton sec et pressé.
- Shawn Johnson, c'est bien vous?
- Euh, ouais.
- Ah, enfin! Dit-il d'un air soulagé. Tu te doutes certainement pourquoi je t'ai fait venir ici. »
Putain, il me tutoyait à présent, sans crier gare. Je décidais de jouer le jeu.

_____« - Oui et non. Tu as beaucoup de questions?
- Je pense que quand j'aurais commencer à t'expliquer, tu ne seras plus aussi pressé de partir.
- Dix dollards.
-Ok.
- Et qu'en est il? Je suis là pour l'agression non? Je ne sais pas ce qui pourrait m'intéresser, étant donné que moi même j'étais témoin, répondis-je interloqué.
- Tu ne crois pas si bien dire. Assure-toi que personne ne nous écoute s'il te plaît, dit-il à l'un des policiers, qui exécuta sa tâche sur-le-champ. Bon, je vais te dire ce qu'il se passe, mais il me faut ta parole, tu ne dois rien divulguer à personne, surtout pas aux médias.
- Je sais comment c'est, j'ai été impliqué dans ma carrière à plusieurs cas pareils. »

_____Les policiers présents semblèrent assez choqués de notre façon de parler. Il est vrai que l'on ne tutoie pas tout les jours lors d'un interrogatoire... Il commença à parler, et à ce moment la je ne me doutais sûrement pas de tout ce que j'allais apprendre. De surprises en surprises en quelques sortes, cet interrogatoire allait finalement devenir plus qu'intéressant.


*Chapitre court, mais obligé pour faire la transition :)
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# Posté le samedi 23 août 2008 11:28

Modifié le dimanche 24 août 2008 07:37

Ma vie va changer.

_____« - T'étais témoin, et c'est pour cette raison que tu es là. Tu connaissais la victime?
- Non, répondis-je machinalement, c'était parti pour un paquet de questions.
- L'agresseur?
- Non.
- Des autres témoins?
- Oui, mon ami Ed', qui a été envoyé en cellule de je ne sais trop quoi.
- Tu te souviens de l'agresseur?
- Étant donné que j'étais dans le coaltar, je me souviens de rien. Je sais juste qu'il avait un long manteau noir. Les quelques secondes où j'étais conscient je n'est pas vu son visage, ni quelconque autre détails. Ça, c'est pas à moi qu'il faut demander. » C'était une question stupide, enfin, il ne savais peut-être pas que je m'étais évanoui, ainsi je préférai me taire la dessus. 
« - Paul, tu le connais?
- Non. Enfin si, on a fait connaissance dans l'ambulance.
- Il n'y a rien de spécial à son propos que tu peux me dire?
- Non.
- Tu es sûr? » Reprit-il avec insistance. Son regard ne lâchait pas le mien. Tout deux jouions à ce petit jeu, à savoir lequel des deux allait craquer en premier. Je ne savais pas, pour ma part, si je devais lui parler des histoire de spasmes, et des liens que j'ai conclut. La seule chose qui m'en empêchait, c'était de savoir que si je disait tout, il allaient peut-être me garder pour toujours plus d'informations. Cà, c'était mon côté égoïste et subjectif. Le côté objectif, lui, me demandait de vider mon sac. Après tout, c'est pour les biens de l'enquête, et, même si je n'aimais pas être dans cette situation, le fait de tout raconter les aiderait peut-être, et éviterait une autre agression. Après tout, tout est possible, non? Je décidais alors d'expliquer les conclusions tirées à partir de la crise de Paul et de ce que m'avait dit Ed. Lui, par contre, ne dira rien. Il doit être encore plus emmerdé que moi. J'espère qu'il ne m'en voudra pas, car je savais qu'il serait muet comme une carpe sur ce coup-ci.

_____« -Bon. Je me promenais dans le parc avec mon ami tout à l'heure. » Tout. Je lui racontait absolument tout, dans les moindres détails. Les spasmes des personnes, le point de vue de Ed, ce que Paul m'avait dit dans l'ambulance et dans la chambre. Mais je me gardais néanmoins mes idées les plus farfelues, je n'avais à ce moment-là pas envie de passer pour un fou. Il me laisse parler, pris quelques notes sur con calepin. Pendant toute la durée de mon explication, aucun son ne sortit de sa bouche, ni de celle de ses acolytes. Ils avaient l'air comme captivés par mon histoire, qui pourtant était bel et bien vraie. L'inspecteur avait quelques fois des petits sourires, tels ceux que l'ont fait lorsque que l'on est satisfait d'avoir entendu quelque chose qui nous plaît, ou ce sourire qu'on fait quand la personne à qui on parle à les mêmes idées que soi. Je ne savais pas encore ce que cela signifiait. « Et voilà, c'est à peu près tout ce que j'ai à dire. » A nouveau ce sourire de satisfaction! Je me demandai ce qui se passais. Je me retournais vers les policiers, qui esquissait le même mouvement buccal. Je ne comprenais vraiment pas.

_____« -Pourquoi vous affichez ce sourire, tous? Qu'est ce que j'ai dit?
- Nous avons des choses à te dire aussi, et ce que tu viens de nous affirmer, si c'est vrai...
- C'est la vérité, dis-je en lui coupant la parole.
- Alors l'histoire commence à s'éclaircir. Mais il faut que tu saches une chose. Tu vas être surpris de ce que tu vas apprendre, vraiment surpris. Mais il faut que tu n'en parles à personne. Tu as le choix: partir maintenant et ne rien savoir, ou tout savoir maintenant, mais en nous promettant de ne rien dire. Pour un ordre d'idée, tu risques la mort toi aussi si ta langue se délie... »

_____« Oh putain! » pensais-je. Que faire dans ces situations là? J'ai toujours eu tendances à aller au delà de l'aventure, à essayer des nouvelles choses, à vouloir découvrir toujours plus. Qui plus est, j'ai énormément de mal à garder un secret. Si en plus il pèse sur ma vie comme une épée de Damoclès! Dur, dur. Pourtant, j'avais terriblement envie de savoir ce qui allait se passer, même si je savais pertinemment que ma vie de tous les jours allais changer, pendant une certaine période au moins. Sur un coup de tête, j'avais fais mon choix. Peut-être allais-je le regretter plus tard, peut-être en y repensant, je me dirais « T'aurais dû dire non! » mais qu'importe! On ne vie qu'une fois. Autant que celle-ci soit bien remplie et pleines de rebondissements. J'avais fait mon choix.

_____« J'accepte. » Leurs sourires en disait long. Ils étaient visiblement soulagés que j'accepte, témoignant, leurs sourires, toujours. Pourquoi? J'allais pas tarder à le savoir, et j'allais tomber des nus...

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# Posté le samedi 23 août 2008 12:17

Modifié le dimanche 24 août 2008 07:05

On a besoin de moi?

_____Il est des jours dans la vie d'un homme, tels ceux-ci, ou un simple événement à l'apparence tout ce qu'il y a de plus anodin, qui peuvent changer votre vie. J'en vivait un tel, ce 7 décembre. Le silence se fit dans la salle. « J'accepte. ». Je ne le savais pas encore, mais ce mot allait me propulser à vitesse grand V dans une histoire abracadabrante, dont beaucoup ne me croiraient pas. Et pour cause! J'entrai dans une histoire qui bouleverserait les Etats-Unis. L'inspecteur me fixait toujours aussi droit. Je me retournais à nouveau pour voir ce que faisaient les trois policiers. Idem. Même comportement. L'atmosphère devenait lourde et pesante à la fois, voire même oppressante. L'on ne s'imaginait plus dans un hôpital, mais plutôt dans les bas-fond d'une organisation souterraine quelconque. L'homme assis en face de moi reposait ses pieds sur la table. Il sortit un paquet de sa poche et la posa sur la table. C'était un paquet de cigarette, qu'il me proposa. Sympathique de sa part, mais je ne fumais pas. Je refusais donc. Il en sorti une du paquet, et tira un magnifique briquet métallisé de sa poche. Lentement, il apportait le tube de tabac à sa bouche, qu'il s'empressa d'allumer. Il aspira un bon coup, et recracha un de ces panaches de fumée que l'on ne voit que dans les films. Personne ne parlais, il fumait, et moi je me contentait de l'observer. Il brisa le silence.

_____« - J'espère que tu es conscient de ce que tu fais, Shony... » Mon coeur ne fit qu'un bond! Shony, c'était le surnom que mes donnaient mes connaissances lors de ma dernière année de lycée, en référence à une soirée plutôt arrosée. Je ne comprenais vraiment pas comment lui, inspecteur de la police, que je n'ai jamais vu, pouvait connaître l'existence de ce surnom. Il ôta ses pieds, pris une allure plus sérieuse et grave qu'auparavant.

_____« - Ce que je vais te dire ne doit jamais sortir de ta bouche. 
- Bah, je vous écoute.
- Nous savons qui est l'agresseur.
- Pardon? Repris-je d'un air surpris.
- C'est un ancien scientifique qui travaillait au centre de recherche du gouvernement des Etats-Unis. Ce dernier effectue en ce moment même des travaux sur l'ADN humain, dans l'optique d'en apprendre un peu plus, et de faire un pas en avant vers le clonage... » Il remis les pieds sur la table, et continua: « Tu m'as parlé des 'pouvoirs ' de l'individu. Ils existent. L'équipe dans laquelle il travaillait avait développé une sorte de produit, un fluide en quelques sortes. Celui-ci devait être injecté au cobaye -en premier lieu des rats-, à l'aide d'une seringue.
- Je ne comprend pas. C'est quoi le rapport avec ses pouvoirs?
- Un jour, il y a quoi, un mois? Il est venu à l'institut de recherche, et à foncé dans le laboratoire. Étant donné que c'était l'un des pères de la substance, il avait accès à celle-ci. Il s'en est emparé, et... il a bu le liquide, devant les autres scientifiques. La raison? Tout le monde l'ignore. Comment nous savons que c'est lui? Il nous a envoyé une lettre il y a quelques temps. Il est devenu fou. »

_____Je ne répondit pas, je le voyais sortir d'un tiroir de la table une grande enveloppe brune, cachetée, soigneusement conservée. Il l'ouvrit, et sorti un bout de papier. C'était la lettre. « Lisez-la. ». J'apprenais pleins de choses lorsque je lu consciencieusement cette lettre. Le scientifique, Aiden Gordonns, l'a écrit peu de temps après avoir bu le produit, selon lui. Il aurait développé des pouvoirs surnaturels qui, je cite, « dépassent l'imagination de tout être humain lambda sur cette misérable planète ». C'était donc çà, son cri, mon envolée... Je ne rêvais pas. Ou plutôt, j'entrais en plein cauchemar. Je lu jusqu'au bout. Il ne disait pas la raison pour laquelle il avait accompli ce geste. Aiden expliquait juste qu'il allait se venger de toutes les personnes qui lui ont fait du mal, et qu'il sera impossible de l'arrêter...

_____Je ne bougeais pas d'un malheureux millimètre. Je posais la lettre sur la table, le regard vide. A nouveau ce pesant silence. Je ne savais pas quoi répondre. Étais-je en plein délire? Rêve? Je n'y croyais pas, où plutôt, je ne voulais pas y croire.

_____« -Si je vous ai dit tout çà, c'est car nous avons besoin de votre aide. » Dit-il, d'un ton sec. Merde, mon aide? A moi? Pour quoi faire? Il y a une quatre heures encore, je prenais ces agressions pour des attaques bénignes. Maintenant, j'apprends qu'un homme du gouvernement est l'agresseur même, que l'Etat étouffe l'affaire, et qu'on me demande de l'aide pour régler ces problèmes. Mais bordel, mon chien m'attends, il doit avoir faim là!

_____« - De l'aide pour quoi? Je ne peux rien faire moi!
-Nous avons également reçu une liste. Une liste de personnes cibles, une sorte de liste noire. Écrite de sa main. Il semblerait que deux des noms figurant sur ladite sont des connaissances à vous ».

_____Il me tendit la deuxième feuille qu'il sortit de l'enveloppe. Je survolais rapidement les noms, n'en connaissant aucun, lorsque je le vit. Ce nom.
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# Posté le dimanche 24 août 2008 06:58

Modifié le dimanche 24 août 2008 07:22

Je suis dans la merde.

_____'Jane Pittsburg'... Mais? C'est la femme de Ed! Qu'est ce qu'elle fait dans la liste? Choqué par la nouvelle, je lâcha la feuille. Jane se trouvait dans la liste noire... Cela signifiait qu'elle était en danger, ainsi que son fils, et Ed'. Mais merde, pourquoi elle? Quel rapport y avait-il entre elle et le scientifique fou à lier?

_____« - Jane en fait parti, oui.
- Son mari est au courant?
- Non, il est dans la salle d'attente, on l'a fait venir de la cellule psychologique. Nous auront besoin de son aide aussi, reprit-il. Nous allons lui expliquer.
- Mais tu veux qu'on fasse quoi au juste?
- Nous aider à trouver le lien qui uni Aiden à Jane, afin de comprendre tout çà... Mais je t'en prie, fini de lire... me dit-il d'un air suspect ».

_____Les mains fébriles, tremblantes, j'étais apeuré à l'idée de ce que j'allais bien pouvoir lire. Mes yeux se posèrent doucement sur la feuille, et je reprit ou je m'en étais arrêté. Je passais quelques noms inconnus. « Lis. ». Il me répétait ce mot, deux, trois fois. 'Shawn Jonhson'. Oh mon Dieu! C'est moi! Mais qu'est ce que je fous la dedans? J'étais donc en danger, irrémédiablement, mais comment pouvais-je me trouver entraîné dans ce foutoir? Je ne le connaissais même pas! Mon coeur se mit a battre la chamade, je ne savais pas quoi faire, ne savais pas quoi dire. Je ne su trouver les mots, certes ils voulaient sortir, mais je n'y arrivaient pas. Je levait la tête au ciel, le regard vide, sans larmes aucunes. J'étais fort, mais je ne comprenais pas. Je venais d'apprendre que ma tête était mise à prix par un fou à lier doté de pouvoirs surnaturels. Je ne savais comment réagir. J'ai souvent été en danger de mort, de part mon métier, mais jamais de la sorte. Étrangement, je me sentais plus affolé par cette découverte, que lorsque j'étais au combat. J'avais peur, oui. Pourquoi? Peut-être parce que j'avais vu l'instrument de mort de mes deux yeux, et qu'il avait réussi à me toucher. Mais merde! Je n'ai rien à faire dans cette liste! Dans ma tête, à ce moment là, s'enclenchaient la plupart de mes souvenirs. Cette personne me connaissait, mais d'où? Aiden Gordonns, je n'avais jusqu'alors jamais entendu ce nom. Je baissa la tête, afin de croiser le regard de l'inspecteur. Je n'avais plus du tout envie de partir, mais bizarrement, je sentais le désir en moi d'en savoir plus. Après les quelques secondes de peur, de choc, survenaient ces instants ou l'adrénaline commençait à me submerger, et ou cela m'excitait presque. Je devais en savoir plus. Il me dit:

_____« - Je suis désolé Shony... Tu fais donc aussi parti de la liste. Et c'est également pour cette raison que tu es là. Tu dois nous aider à savoir quel lien vous unit.
- Mais attends voir deux minutes, dit-je en essayant de reprendre peu à peu mes esprits. Si vous le conaissez, comment se fait-il que vous ne l'avez pas encore capturé? Vous savez donc ou il habite? Et?
- Ah, çà... Il est introuvable. Nous avions son adresse, nous avons investit les lieux, râtissé tout son quartier, interrogé les passants, ses voisins, mais rien. Personne ne sait où il est actuellement, et c'est bien ce qui nous inquiètes.
- C'est qui ce nous?
- La police, le FBI. Nous travaillons en collaboration. Aucun civil ne sait ce qui se passe, à part ceux qui se trouvent malheureusement sur la liste. Tous bénéficient actuellement du programme de protection des témoins. Cette vingtaine de personnes sont protégées, il ne peut en théorie rien leur arriver.
- Et Jane, demandais-je, inquiet.
- Aussi. Et toi également. Des policiers t'attendent dehors de l'hôpital, ils vont te raccompagner chez toi, et deux patrouille seront postées dans ta rue, tandis qu'une autre surveillera ta porte. C'est le protocole habituel, il en est de même pour chaque membre de la liste. Dès que tu voudras te déplacer, ce sera avec une patrouille. Tu ne sortiras jamais seul.
- Merde... Je vous aiderais.
- Tiens, c'est ma carte. Si t'as besoin, si tu as une idée, tu m'appelle. Nous, on a tout ce qu'il faut pour te joindre. Vous pouvez sortir s'il vous plaît? J'ai quelques mots à lui toucher en privé. Merci. » Il s'adressait aux trois policiers, qui exécutèrent immédiatement l'ordre de leur supérieur. Il s'approcha de la table, s'assied dessus.

_____Que me voulait-il?

# Posté le dimanche 24 août 2008 07:49

Modifié le lundi 25 août 2008 06:29

Un ami d'enfance.

_____« - Ah, shony! Dit-il en levant les yeux au ciel.
- Mais merde, comment tu connais mon surnom? Demandais-je, un tantinet énervé qu'il en sache autant sur moi.
- Attends, tu veux dire que tu ne m'as pas reconnu? Moi je te tutoyais, car je pensais que tu savais qui j'étais!
- Euh je suis désolé, mais je ne vois pas...
- Première année de fac, Micky, me dit-il avec le plus grand sourire. Je te tutoyais car je pensais que tu m'avais reconnu! »

_____C'est là que je me souvient! Mickäel Dount, surnommé Micky cette année là! C'était un petit nouveau dans la section, il venait d'Atlanta à l'époque, son père ayant été muté à Manhattan. Mais alors, qu'est ce qu'il à changé! Je ne l'aurais jamais reconnu si je n'avais pas su son nom. Je me rappelle très bien de ce gars-là. On l'avait très vite adopté avec ma bande de copains, car il avait les mêmes bêtises et idioties que nous en tête. Un jour, la professeur de biologie nous avaient tous mis en retenus, avec mes quelques amis. Défiant toute autorité, nous avions décidés de nous venger. Pendant la nuit, nous nous étions introduits dans l'établissement, et avions libérés toutes les grenouilles destinées aux cours de dissections du lendemain, dispensés par la même profs. L'investigateur de cette superbe idée, c'était Micky. Toujours là dans les meilleurs coups. Il avait réussi à monter haut dans mon estime, je savais que c'était un homme de confiance. Mais nous nous étions perdus de vue, son père, pour cause de mutation professionnelle, avait entrainé toute sa petite famille au fin fond du Mississipi l'année suivante. On ne s'était jamais revus, jusqu'à ce jour-là. J'étais à la fois agréablement surpris, mais aussi interrogatif. Comment cet homme, avec l'attitude toujours provocatrice, dilettante, avait-il réussi à finir inspecteur de la police de New-York? S'il m'avais dit qu'un jour il serait policier, jamais ne l'aurais cru! Il était toujours le premier à les insulter lorsqu'une patrouille passait près de nous. Vraiment, il a l'air d'avoir changé. J'étais tellement pressé d'en savoir plus sur le devenir de sa condition que j'en oubliais presque que je figurais sur cette fichu liste.

_____« - Micky. Le micky. Le coup des grenouilles. Bien sûr que je me souviens! ». Je me levais de ma chaise afin de lui serrer la main, et il m'enlaça, comme lors des retrouvailles après une longue période d'absences, en me tapant dans la dos. Ça faisait plaisir de le revoir, le bougre! Je dois avouer que je ne m'attendais vraiment pas à le croiser ce jour-là, et surtout pas dans ces conditions.
« - Et je te tutoyais car tu le faisais! Je croyais que tu moisissais encore au fin fond du Mississipi! Qu'est ce qu'y t'es arrivé? Toi? Inspecteur, c'est le monde à l'envers! Dis-je en plaisantant, et en prenant soin de me rasseoir sur ma chaise, tandis qu'il fis de même en face de moi.
- Oh tu sais, beaucoup de choses se sont passées depuis. J'ai pas trop le temps de tout t'expliquer, on attends les autres témoins, et autres membres de la liste. Sur ma carte se trouve mon numéro personnel, à toi de m'appeler, on se rappellera le bon vieux temps!
- Il n'y a aucun problème. Bon, je vais alors te laisser Ravi de t'avoir revu. Je rentre avec les flics, c'est çà? - Demandais-je tout en me levant, et en me dirigeant vers la porte de sortie.
- Ils t'emmèneront chez toi en voiture, et t'accompagneront jusqu'à ta porte. Tu trouveras peut-être cela étouffant, mais n'oublies pas que cela peut te sauver la vie. Chaque témoin bénéficiera de ce traitement.
- Bon d'accord, je te rappelle Micky. »

_____Nous nous disions au revoir, dans une poignée de main virile. Quel poigne! Il était très costaud le Micky. Un des policiers qui attendait dehors de la salle m'accompagnait jusqu'à une voiture de patrouille se trouvant juste devant l'hôpital. Il m'ouvrit la porte, et je pénétrai à l'intérieur. Après quelques présentations - car après tout, si je verrais ces hommes tous les jours, autant discuter un peu - le chauffeur pris la direction de mon appartement. J'appris pendant ce cours voyage, -car je ne logeait guère loin-, que le chauffeur se faisait surnommé Jack, et que le deuxième homme s'appelait Stan. Il était d'origine Russe, Stanislas de son vrai prénom. Il avait un accent dément! Je discutais de tout et de rien pendant ce voyage, tout en prenant le soin d'éviter de parler du sujet qui fâche, à savoir la liste noire. Ils étaient vraiment sympathiques, je m'entendait vraiment bien avec eux. Ils m'expliquèrent en détail le déroulement du protocole, et la façon dont ils procédaient. Avec toutes ces protections, je pensais vraiment être en sécurité! Mais malheureusement, la nuit qui venait allait me montrer que je me trompais en tout points...

# Posté le lundi 25 août 2008 13:03

Modifié le mercredi 27 août 2008 05:12