_____« -Faites ce que vous avez à faire, vous nous les envoyez quand vous aurez fini, OK? Disait le policier à un chirurgien
-Il ne devrait pas y avoir de problème avec ces deux-là, çà sera vite fini! »
_____Les deux médecins ouvrirent une porte, qui donnaient sur une salle adjacente. Ils y ressortirent avec deux bacs plein de matériel: scalpel, défibrillateur, ciseaux, etc. Enfin c'est les seuls ustensiles que je connaissait! Cela devait être les engins nécessaires et habituels à une quelconque opération, ou pour soigner n'importe qui. Je n'ai vraiment pas l'habitude des hôpitaux. Il faut dire que je déteste çà, j'ai toujours cherché le moyen d'éviter d'y aller. Je n'aime pas voir souffrir les gens, voir la misère des malades en phase terminales, je n'aime pas non plus voir des enfants ici, cela me chagrine. Et le plus important, il y a un couvre-feu, et la nourriture est dégueulasse!
_____« C'est parti, faites-moi voir çà! Un des deux hommes allait s'occuper de moi tandis que l'autre s'occuperait de Paul
-C'est rien hein, pas d'anesthésie tout çà, je ne veux pas. Répondit-je.
-Ah mais il n'est pas question de çà, vous êtes un costaud vous non? Me dit-il en riant.
-Bah, on peut dire çà comme çà... Cà va durer longtemps?
-Non, ne vous inquiétez pas, juste le temps de désinfecter à nouveau, et de vous refaire la plaie à neuf. Après, vous aurez quelques papiers à signer, et vous pourrez aller faire un tour chez les policiers.
-Euh, je peux pas rester ici, j'aime pas les flics?
-Je vous comprend, mais je crois que c'est pas possible! dit-il en éclatant de rire. »
_____On entendait l'autre médecin et Paul rire aussi, ils avaient entendu notre petite conversation. Heureusement, nous étions tombés sur deux hommes fort sympathiques, çà change de certains médecins de l'armée qui ne parlent pas, qui râlent sans arrêt, et qui tirent la tête jusque par terre. Il nous en faudrait des comme çà! J'étais assis au bord du lit, de côté. Il m'enlevait le bandage et le ruban adhésif temporaires que les ambulanciers avaient mis, avant de me soigner vraiment, et de me mettre le bandage permanent. Il me désinfecta, me mit un produit dont je ne saurais vous dire l'utilité, et me banda très soigneusement le pourtour du crâne. C'était vraiment un très bon médecin.
_____« -Paul, çà va toi? Demandai-je en me levant, quand mon médecin avait fini
-Pas vraiment non, je commence à avoir mal à la tête...
-T'as pris un coup?
-Non même pas, dit-il en se tapant sur le dessus de la boîte crânienne, mais bordel, çà fait mal!
-Vous ne savez pas ce qu'il a? Questionnai-je les deux docteurs »