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Les secours sont là!

_____« Merde Ed, on a pris trois mètres dans les airs! » Il ne répondait pas, il regardait tout comme moi, la distance que nous avions parcouru. C'était dingue, était-ce son cri qui nous avait fait çà? Je baignait en plein rêve, mais la douleur me ramenait vite à la réalité.

_____Les secours venaient d'arriver sur place. Ambulances, pompiers, police, même la télévision était là. La CNN plus précisément, hâtive de couvrir un tel scoop. L'homme qui avait agressé plusieurs personnes en a maintenant tué une. Ils se doivent d'avoir l'exclusivité, ainsi va l'appât du gain et du prestige dans les médias. Immédiatement, les policiers délimitèrent un périmètre de sécurité autour de nous, grâce aux rubans jaunes. Les badauds s'agglutinèrent au bord, essayant peut-être de nous apercevoir, ou peut-être le corps. Curiosité malsaine... Je ne comprendrais jamais comment des gens peuvent être pressés, curieux au point de vouloir regarder, observer la misère d'autrui. Les grands yeux ébahis des badauds en disaient long. Des meurtres et des agressions il y en a eu beaucoup dans le coin, mais pas de cette manière.

_____Je regardais attentivement toutes les personnes présentes, toutes celles qui comme moi avait pu voir l'agresseur, en essayant de déceler celles qui avaient pu croiser son regard. Des hommes, des femmes, un enfant, des ouvriers, des cadres. Aucun détail permettant de savoir quoi que ce soit. Dans la cohue générale, les secouristes se dirigeaient vers chacun afin de les examiner et de voir s'ils avaient besoin d'être soignés. Personne ne comprenait, les regards effarés se croisaient, tout le monde cherchait de l'oeil si la menace avait disparue... Y comprit moi.

_____Déjà, les ambulanciers s'affairaient autour du corps inerte de la pauvre femme. C'était une jeune femme d'environ une vingtaine d'année. La pauvre a vu ses jours se finir sous les regards ahuris d'une dizaine de personnes. Ils enfermèrent le corps dans un de ces sacs en plastique, afin de la protéger de toute infection. Aussitôt fait, les médecins se dirigaient vers nous. Nous n'avions pas le droit de partir. Ed n'avait qu'une seule volonté, retrouver sa belle petite famille, et moi, mon chien Max. Il est habitué à mon absence, mais il ne faut pas trop le faire attendre. Le procédé habituel nous a été infligé. Inspection, diagnostique rapide de la part des secouristes pour savoir si nous pouvions partir ou si nous devions aller à l'hôpital pour être mis en observation. Après trois passants, ce fût mon tour de passer dans l'ambulance pour le check-up.
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# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:49

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