Bienvenue

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________Bienvenue sur Chocorems-story ! (Merci Marion). Blog impersonnel, il me servira à poster une histoire/fiction que je suis en train d'écrire. Sans prétention aucune, je fais çà tout d'abord pour moi, et j'ai décidé d'en faire profité à qui voudra bien la lire. Un résumé? Shawn, actuel Marine, vit a New-York, première ville des Etats-Unis, mais où la criminalité est aussi très présente. En regardant les informations chez son ami Ed, il apprend que des agressions "suspectes" se font de plus en plus nombreuses, mais n'y prête pas attention. Un peu plus tard, il se retrouve témoin d'une de ces agressions, et se retrouve bien malgré lui embarqué dans toutes ces histoires. Qui est le mystérieux agresseur? Pourquoi Shawn est-il rentré la dedans? C'est en lisant cette petite histoire, qui tendra vers le réaliste/science-fiction, que vous le saurez. Je tiens à précisé que je suis en cours d'écriture, j'ai déjà toutes les idées en tête, il me suffit juste de les taper. Trêve de bavardage, à vous de lire, si vous le souhaitez ;).

# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:03

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 07:05

Le début.

_____« Max! Je sors, sois sage! » Max, c'est mon chien. Le seul compagnon qui ne m'a jamais lâché. Moi c'est Shawn, vingt-neuf ans, militaire de carrière. Ordinaire, je suis un homme tout ce qu'il y a de plus commun, mais je conserve beaucoup de mystères. Sur moi, ma vie privée, et surtout sur mon passé. J'ai énormement de connaissances, et un bon nombre d'amis. Mais ceux-ci ne savent pas tout, voir qu'un infime parti de moi. J'ai toujours voulu, eu besoin de garder des secrets, des choses que moi seul savait. Max fait parti de mes amis. Un beau berger allemand de dix-sept ans, encore plein de vigueur, et qui m'a déjà aidé dans pas mal de situations.

_____Je vis a New-york, nous sommes le 7 décembre 2008. Rien de spécial aujourd'hui, c'est un jour comme un autre et comme il y en aura beaucoup d'autres. Je suis en permission pour un mois. Petit mois ou je vais voir le plus de monde possible, car être tout les jours avec les mêmes tête de mon Régiment... Petit mois dont je vais profiter le plus possible, après cette dure mission au Moyen-Orient. J'y ai vu de ces horreurs... Bref, peut-être que je m'y étendrais un jour. Peut-être.

_____Il me reste dix jours, dix petits jours pour profiter. Aujourd'hui j'ai décidé d'aller voir mon meilleur ami. Edouard, que tout le monde surnomme Ed, fait parti de ma compagnie, le 5e régiment des Marines, « The Fighting Fifth ». Il est en permission tout comme moi, a la différence qu'il passe ses soirées à faire la fête. Ed est quelqu'un de bien, très bien. Nous nous connaissons depuis de nombreuses années maintenant. Il est toujours là pour aider ses camarades au combat, c'est quelqu'un en qui on peut avoir confiance. Il sait parler, est toujours à l'écoute de ses amis, et est fort de ses capacités mentales. Mais nous partageons les deux mêmes défauts. L'adrénaline lors d'un combat nous submerge, et il nous arrive de perdre toute lucidité au profit d'un courage abusif. Téméraire est le mot, nous sommes un peu trop téméraire. Cela nous a joué de nombreux mauvais tours, notamment dans notre formation où nous n'avons pu rentrer dans les forces spéciales du fait de ce « petit » défaut. Enfin, nous avons tous les deux un léger piquant envers l'autorité. Depuis notre plus jeune âge, nous n'arrivons pas toujours à écouter les ordres... J'y reviendrais peu être plus tard, revenons à notre histoire.

_____Ed, quand il est en perm', habite près de Central Park, à l'angle de Central Park West et de West 68th Street, une rue assez typique des grandes villes Américaines, dans un petit appartement au deuxième d'une moyenne tour. Ressemblant à tous les quartiers délabrés des grands villes Américaines, ce petit coin possède ses propres commerces, ainsi que ses grandes tours où logent des famille de toutes origines ethniques, comme celle de Ed. Enfin, ils disposent au moins d'un très belle vue sur le parc, où beaucoup de famille à la recherche d'un brin de nature, et/où qui ont besoin de décompresser, vont passer du temps ensemble. Il a une femme, Jane, et un fils, Georges. Ce dernier a maintenant deux ans, mais n'avais pas vu son père depuis onze mois, temps de l'opération au Moyen-Orient. Les retrouvailles ont dû être joyeuses. Quand nous ne sommes pas en permission, nous sommes basés sur Little Creek, en Virginie, pas loin de Norfolk. Vous devez connaître, c'est la base la plus connue de la façade est. Norfolk est une vraie petite ville, indépendante de toute autre institution. La base grouille de militaire de toutes sortes, on dirait véritablement une fourmilière géante. Toujours en activités, ce sont eu qui sont envoyés les premiers au front lorsque que la Marine doit intervenir. Ed' et moi faisons parti de ce corps.

_____Il est environ 13h00 quand j'arrivais à sa porte. Cela fait environ vingt jours que l'on ne s'est plus vu, il était très occupé. A la base, nous passons le plus clair de notre temps ensemble. Aujourd'hui, je n'avais pas prévu d'aller chez lui, je ne l'avais donc pas prévenu. J'aime passer a l'improviste. Espérons qu'il soit là. Je m'approche de l'interphone.

# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:25

Chez Ed

_____
« - Oui?
- Ed! C'est Shawn.
- Shawn?
- Bon tu m'ouvres ou faut que j'escalade?
- Euh ouais, désolé. C'est au deuxième. »

_____Arrivé à l'étage, après une poignée de mains virile, j'entrais enfin dans son appartement. Ed' est un militaire, et çà se voit! Du sol au plafond, des objets de la Marine, des armes dans les armoires, des drapeaux des Etats-Unis, Ed' a tout du militaire patriote. Sa femme vint m'accueillir. Je l'avais déjà vue, elle est souvent de passage à Little Creek. Mais là, çà fait bien un an et demie que l'on ne s'était plus croisés. L'appartement est assez petit, et avec en fond sonore, les informations de la CNN couverts par les pleurs de Georges. Un vrai braillard, il n'a pas changé depuis la première fois ou je l'avais vu, à la base. Je m'en souviens très bien, il pleurait, et pleurait encore. Même le caporal-chef n'arrivait pas à le faire taire, mais cela amusait la galerie. Et comme Ed le dit si bien: « Plus tard Georges sera un bon gaillard, fier et courageux comme moi! ». Il l'a souvent dite cette phrase, et il y crois dur comme fer!

_____« Flash Spécial ! Un individu... » Click. Ed' a coupé le poste de télévision.
« - Grmbl... M'énerve. Il y a de ces fous dans cette ville, je te jure.
- C'est quoi cette histoire? Demandais-je
- Bah, un fou dans la ville. Comme d'habitude. Des incompétents les policiers de New-York de toutes façons, il ne savent rien faire. Moi je suis pour des milices dans les rues! Les forces armées avec les pleins pouvoir, là au moins il n'y aura plus de problèmes.
- Il a fait quoi ce type? Cà m'intrigue...
- Il a été vu à plusieurs endroits, agressant des passants au hasard. Les témoins paraissèrent assez choqués, me précisa Jane. »

_____Ed, quant à lui, était allé cherché son blouson. Il n'avais pas l'air plus impliqué que çà dans l'affaire de l'agresseur. A vrai dire, moi non plus, même si j'aurais voulu voir le flash spécial. « On y va Jane! ». Jane, Ed' et Georges forment une petite famille parfaite. Leur plus grand projet et la construction d'une maison pas loin de Little Creek. Le connaissant, ils y arriveront.

# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:26

Encore une agression?

_____On sortait de l'appartement, pour se diriger dans le parc qui se situe juste en face. En traversant, on manqua de se faire écraser par un chauffard dans sa grosse cylindrée. « Connard! » Impulsif le Ed. C'est vrai qu'ici, c'est pas le pays des bons citoyens de la route. Nous pensons peut-être que les Français sont râleurs, mais nous, Américains, ne savons pas mieux rouler.

_____« - Alors Ed, çà se passe comment cette perm'?
- Je cherche un terrain pour ma future maison... Et je m'occupe de ma petite femme et de mon gosse. Et toi, tu devrais peut-être te trouver une nana, tu crois pas? T'en as pas marre d'être seul?
- Tu sais, c'est dur d'en trouver une qui accepte un militaire de carrière, puis je suis difficile.
- Donc j'ai eu de la chance avec Jane! Dit-il d'un air heureux. Au pire, cherche sur la base, y'en a des biens!
- Ouais, tu as sans doute raison. Toujours est-il que j'aimerais bien abrégé cette perm', j'aimerais retourner me battre. »

_____« AAAH! » Notre petite conversation fut abrégée par un cri, ressemblant fort à celui d'une femme hurlant, venant de pas très loin. Ed', fidèle à lui-même, et incité par son instinct de combattant, courrait déjà vers les cris. « Attends moi Ed! ». C'est qu'il court vite! Pas autant que moi, mais c'est un homme très sportif. Je l'admire beaucoup pour sa ténacité. C'est un homme qui ne lâche jamais rien. Cela me rappelle les entraînements pour rentrer dans les forces spéciales. Le seul à ne jamais être à l'arrêt, le seul à toujours courir et à être en mouvement, c'était lui. Même si nous avions étés refoulés si près du but, il avait eu les encouragements -chose rare- des officiers. J'ai plus de force que lui, mais moins de conditions. Ed était une vraie pile. J'ai donc vite fait de le rattraper. « Bon c'est où? Tu vois quelque chose? ». Je n'ai même pas eu le temps de lui répondre qu'un deuxième cri retentit, mais différent du premier. Strident, grinçant, il nous glaça le sang. Il ne semblait pas provenir de la même personne. En nous retournant, nous vîmes une jeune femme se faire agressé par quelqu'un. Ni une, ni deux, nous courrions vers eux. L'agresseur se retourna alors, nous vit, et cria... Ou plutôt hurla, ce que vous voudrez. Le second cri venait de lui, c'était certain. Voulant faire un pas en avant, ma jambe se bloqua littéralement. Puis la deuxième. Je ne pouvais plus faire le moindre mouvement!
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# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:29

Après l'agression, le dur réveil

_____
« - Putain Ed! J'arrive plus à bouger!
- Merde, moi non plus, qu'est ce qu'on fout?
- T'as un flingue sur toi? Demandai-je.
- Je l'ai toujours, mais j'arrive pas à bouger! »

_____Nous étions tétanisés, était-ce le cri si horrible de l'agresseur qui faisait cet effet? Toujours est-il que durant cette courte conversation, l'agresseur n'avait pas bougé, la victime criait toujours. Elle avait attiré quelques passants qui s'empressaient de courir pour venir l'aider. Sans doute pris de peur, il prit la tête de la femme, sorti un couteau, et lui mis l'arme blanche sous la gorge au milieu du parc. Sans états d'âme, calmement, sans s'affoler, il trancha la gorge de l'innocente devant presque une dizaine de personnes. Des gerbes de sang giclèrent à terre, recouvrant le sol rempli de graviers blancs d'une couleur pourpre vive. Il lâcha le corps. Nous voyions la pauvre victime agoniser devant nous, se tenant la gorge, tandis que des sons hachés et à peine audible sortait de ses entrailles, nous voyions ses mains, ses vêtements se remplir de son sang, et l'auteur de cette atrocité debout devant elle, elle qui s'écroulait à ses pieds. Mais nous ne parvenions à bouger, nous ne pouvions rien faire. Des cris d'affolement surgissaient de toutes parts. « Merde, mais il se passe quoi là? » Ed commençait à paniquer de plus en plus. Les passants approchaient, ils n'étaient qu'a quelques mètres. L'agresseur hurla en leur direction, ce qui les fit tous tombés, sans exceptions, comme s'ils avaient perdu l'usage de leurs jambes. La scène était dérangeante à voir. La chose, l'agresseur, nous regardait à nouveau. Nous ne voyions pas son visage, un grand foulard noir le recouvrant. Il avait simplement un long manteau noir, nous ne voyions pas ses formes. Nous étions paralysés par la peur. Plus aucuns mots ne sortaient de nos bouches. Les passants étaient à terre, la chose debout devant nous, et nous devant elle, qui n'arrivions plus à bouger. « CRIIK! » De nouveau ce cri strident. Cette fois-ci, nous fûmes carrément projettés quelques mètres en arrières. Ma tête cogna le pavé, me faisant aini perdre conscience... C'est tout ce dont je me souviens.

_____« ... wn... SHAWN! Réveille toi bon sang! » Waou. J'émergeai doucement, avec un mal de tête horrible. Combien de temps j'étais resté inconscient? Où est la chose? Des questions que je m'empressai de poser à Ed. Lui semblait très choqué, il parlait vite.
_____« - Mec! C'était dingue! Dit-il avec les gestes, Ce truc là, ce monstre, l'agresseur là! Il nous a tous regardé pendant de longues secondes, t'étais à Terre, t'as perdu connaissance, il a commencé à faire quelque chose, au fur et à mesure qu'il partait on a pu bouger, j'ai dégainé mon 9mm et j'lui est logé une balle dans le dos.
-Il est où? Il a fait quoi? Dis-je en me relevant doucement et en scrutant tout autour de moi avec la vue quelque peu affaiblie. Tous les passants étaient autour de la victime, qui était toujours à terre. Déjà, on entendait les sirènes de l'ambulance se rapprocher.
-Il s'est approché de deux, peut-être trois personnes, et je sais plus trop, il les a fixés dans les yeux, il les a touchés au niveau du coeur, et après ils ont étés victimes de spasmes pendant quelque secondes... Pourtant on a pas vu son regard nous! Et puis il est parti ! Envolé je te dit! Il s'est pris la balle, s'est effondré, boitait, puis s'est relevé et gambadait comme une biche. J'ai pas compris. Elle, elle est morte, on a averti les secours et les flics... T'as du être inconscient pendant une ou deux minutes, pas plus. Tout s'est passé très vite. Personne n'a compris je crois... Tu l'as vu son regard? dit-il l'air vraiment choqué...
-Non j'ai rien vu... Mais merde, c'était quoi?
-Mais j'en sais rien! Tiens voilà les secours, ils vont t'arranger çà, t'es salement amoché mec. »
_____Je portais ma main à l'arrière du crâne. Oula... En effet, au contact, je senti une plaie profonde, doublée d'une douleur atroce à ce niveau. Ma main était emplie de sang, elle avait viré au rouge écarlate. Je regardais le point d'impact à terre.

# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:47

Les secours sont là!

_____« Merde Ed, on a pris trois mètres dans les airs! » Il ne répondait pas, il regardait tout comme moi, la distance que nous avions parcouru. C'était dingue, était-ce son cri qui nous avait fait çà? Je baignait en plein rêve, mais la douleur me ramenait vite à la réalité.

_____Les secours venaient d'arriver sur place. Ambulances, pompiers, police, même la télévision était là. La CNN plus précisément, hâtive de couvrir un tel scoop. L'homme qui avait agressé plusieurs personnes en a maintenant tué une. Ils se doivent d'avoir l'exclusivité, ainsi va l'appât du gain et du prestige dans les médias. Immédiatement, les policiers délimitèrent un périmètre de sécurité autour de nous, grâce aux rubans jaunes. Les badauds s'agglutinèrent au bord, essayant peut-être de nous apercevoir, ou peut-être le corps. Curiosité malsaine... Je ne comprendrais jamais comment des gens peuvent être pressés, curieux au point de vouloir regarder, observer la misère d'autrui. Les grands yeux ébahis des badauds en disaient long. Des meurtres et des agressions il y en a eu beaucoup dans le coin, mais pas de cette manière.

_____Je regardais attentivement toutes les personnes présentes, toutes celles qui comme moi avait pu voir l'agresseur, en essayant de déceler celles qui avaient pu croiser son regard. Des hommes, des femmes, un enfant, des ouvriers, des cadres. Aucun détail permettant de savoir quoi que ce soit. Dans la cohue générale, les secouristes se dirigeaient vers chacun afin de les examiner et de voir s'ils avaient besoin d'être soignés. Personne ne comprenait, les regards effarés se croisaient, tout le monde cherchait de l'oeil si la menace avait disparue... Y comprit moi.

_____Déjà, les ambulanciers s'affairaient autour du corps inerte de la pauvre femme. C'était une jeune femme d'environ une vingtaine d'année. La pauvre a vu ses jours se finir sous les regards ahuris d'une dizaine de personnes. Ils enfermèrent le corps dans un de ces sacs en plastique, afin de la protéger de toute infection. Aussitôt fait, les médecins se dirigaient vers nous. Nous n'avions pas le droit de partir. Ed n'avait qu'une seule volonté, retrouver sa belle petite famille, et moi, mon chien Max. Il est habitué à mon absence, mais il ne faut pas trop le faire attendre. Le procédé habituel nous a été infligé. Inspection, diagnostique rapide de la part des secouristes pour savoir si nous pouvions partir ou si nous devions aller à l'hôpital pour être mis en observation. Après trois passants, ce fût mon tour de passer dans l'ambulance pour le check-up.
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# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:49

Direction l'hôpital

_____« - Quel est votre nom? Me demanda l'ambulancier.
- Shawn Johnson, répondais-je nonchalamment, j'avais hâte que ca finisse
- J'ai entendu dire que vous aviez pris un coup derrière la tête, veuillez vous retourner s'il vous plaît. »

_____J'obéissais. Il m'ausculta l'arrière du crâne. Je pu observer son travail grâce au miroir placé devant et derrière nous. En effet, j'avais pris un sacré coup. Une plaie d'environ cinq centimètres, qui avait l'air assez profondes, résultait de ma chute. Chute? Je ne sais même pas comment s'est arrivé, je me souviens juste du cri. Le médecin me questionna:
« - Pourquoi vous êtes le seul à avoir une plaie extérieure et visible?
- Le cri de l'agresseur, çà a fait mal... Cà bloquait tout...
- Euh.. Pardon, vous parlez de quoi? Dit-il d'un air surpris.
- Non, rien... »

_____Je ne préférais ne rien dire. A coup sûr, il allait m'envoyer chez les policiers. C'est toujours pareil, interrogatoires, questions qui n'ont aucun sens, etc. Vraiment, je n'ai pas envie de çà. Mais le doc' ne voyait pas çà du même oeil. Il avait très bien compris, et a cru bon d'en faire profiter aux autorités compétentes. « Je vais devoir vous emmener à l'hôpital ». Oui, super. Rester une nuit dans un bâtiment qui sent la bouffe infecte, avec un inspecteur incompétent qui me posera des question tout en s'empiffrant d'un gros hamburger devant moi. J'adore.

« -Ed, faut que je te laisse, il veulent m'emmener pour un examen...
- Ouais c'est çà, tu va te retrouver dans une salle avec des flics qui vont te poser pleins de question. On parie quoi? Me dit-il d'un air amusé, malgré la situation.
- Je sais... Mais j'ai pas envie d'y aller, je prends deux-trois efferalgans et c'est bon.
- T'es pas fou? Tu as vu l'état de ton crâne? Allez vas-y, et essaie de régler ton problème avec l'autorité! Me dit Ed en riant.
- Ah, tu peux parler toi! Tu te souviens de madame Patrosky? Rétorquais-je en riant de même.
- Oh allez, tais toi, je t'appelle ce soir.
- Qu'est ce que tu vas faire?
- Bah, ils veulent nous emmener en cellule psychologique pour je sais pas trop quoi... Je verrais déjà. Salut ! »
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# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:51

Flashback

_____Le pauvre, il va en avoir vite aussi marre. Il a beau parler de mon problème avec l'autorité, il n'est pas mieux. Je me rappelle de notre première rencontre, c'était au collège, en dernière année. C'était notre toute première heure de mathématiques de l'année, matière ou je n'étais pas très folichon. Il faut dire que je ne vois toujours pas l'intérêt aujourd'hui de tout ces calculs... Bref, j'étais tombé cette année sur la professeur la plus horrible qu'il m'est été donné d'avoir de toute ma scolarité. C'était elle, madame Patrosky dont je parlais à l'instant. Je me souviens encore, ses affreux boutons, son haleine fétide, les heures de colles, elle nous hurlait souvent dessus, mais moi çà me faisait rire. Cette année, j'étais dans la calsse de Ed. Au bout de dix petites minutes, il se faisait déjà remarqué, et interpellé par la prof. Je me souviendrais toujours, il s'ennuyait déjà, et fabriquait des avions en papiers avec les fiches qu'elle nous donnait, et qu'il lançait par les fenêtres. Elle l'avertissait, que s'il continuait il devrait sortir. Il n'a eu de réponse que « Au revoir. », puis il sortit... Moi çà me faisait rire, à un tel point que je me fis gronder à mon tour, avec le même avertissement. J'étais finalement sorti aussi, avec la même réponse, sous les fous-rires de l'ensemble de la classe. Deux mêmes caractères, deux mêmes réponses. Ed était comme moi. Il Attendait dans le couloir, écoutant un peu de musique. Je le rejoignit afin de faire un peu connaissance. Je me souviens de mes premiers mot: je lui avait demandé ce qu'il écoutait comme musique. C'était Light my Fire des Doors, un groupe que j'appréciais. C'était un des tout premier baladeurs qu'il possédait on ne pouvait donc pas écouter à deux, étant donner que c'était des casques à proprement parler. Pendant toute l'heure de mathématiques, nous avons parlé de tout et de rien, de musique surtout. Il avait les mêmes goûts que moi. Il est encore aujourd'hui assez orienté old-school, avec des groupes et chanteurs tels The Doors, Kiss, Jimy Hendrix, Pearl Jam, etc. J'appréciais, parce que cela faisait deux ans que j'avais commencé à jouer de la guitare, et ce qu'il écoutait était parmi mes influences. Nous avions tous deux dix-sept ans, et, depuis ce jour-là, nous ne nous sommes plus quittés, à tel point que nous avons fait une fac, et l'armée ensemble, et au même endroit. On a fait les quatre-cent coups ensemble, et certains dont nous ne sommes pas peu fiers. Alors si je devais régler ce problème, il devrait le faire avec moi!

_____L'ambulancier me fit monter à l'arrière du véhicule, avec un autre témoin de l'agression, qui s'était visiblement fait mal aux jambes en tombant. Il avait l'air choqué, mais pas plus que çà, bizarrement, alors que toutes les autres personnes présentes sur les lieux avait un regard vide, certains pleuraient, d'autre criaient; lui n'avais pas l'air si bouleversé... Je commençais à reprendre mes esprits et à me poser quelques questions. Quelle était donc la chose, et surtout, comment avions-nous étés paralysés? En y repensant, c'est complètement dingue et absurde, on se croirait dans un film de science-fiction. A partir de là, des hypothèses, plus folles les unes que les autres, s'échappèrent de mon cerveau, laissant libre court à mon imagination. Je n'avais que çà à faire, mes affaires personnelles ayant étés toutes confisquées... Je fus coupé dans mon élan par l'homme en face de moi.
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# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:51

Le même que moi

_____« Cette chose... Elle n'était pas humaine, elle nous a regardé, a crié, et nous sommes tous tombés... Personne ne peut faire çà... Nous n'arrivions plus à nous relever... Et vous, projeté dans les airs... »

_____Cet homme avait visiblement les mêmes ordres d'idées que moi, il pensait pareil. Comment un homme dit 'normal' pourrait-il accomplir cela? Moi je n'en avais strictement aucune idée, mais tout n'allait pas tarder à s'éclaircir dans les jours suivants.
_____Celui qui venait de parler était un homme tout à fait normal. Une carrure imposante, des épaules très carrées dans son blouson en cuir brun, il fixait le sol. Il devait rentrer dans la soixantaine, ses cheveux longs grisonnant retombant le long de son front et de ses tempes l'attestant. Il restait calme, plus un mot ne sortit de sa bouche, ni de la mienne. Nous étions les deux seuls à l'arrière, les deux ambulanciers étant montés devant. Il roulaient vite! Nous fûmes secoués de toutes parts. L'homme décida de briser le silence. Il leva son regard afin de me regarder droit dans les yeux. Il avait de beaux yeux bleus clair, il devait être un vrai tombeur quand il avait mon âge!.

_____« -En quarante ans de carrière, je n'ai encore jamais vu de chose pareille...
-Quarante ans? Repris-je dubitativement.
-Paul McBercy, militaire a la retraite. J'étais dans la 10 des Navy Seals à Little Creek pendant quarante petites années.
-J'y suis aussi! Shawn Johnson, je suis dans les « Fighting Fifth », on s'était peut-être croisés! Répondit-je étonné
-Bah, tout est possible, le monde est petit, vous savez... »

_____Non, finalement, je crois que je ne l'avais jamais vu. Little Creek est vraiment très grand, comme je le disais, plusieurs milliers de personnes y vivent chaque jour, et de nombreuses autres y transitent chaque matin. Je suis quelqu'un d'assez physionomiste, et lui à un charisme tout particulier. Sa carrure, ses cheuveux, son air imposant en font quelqu'un que je reconnaitrais, si je l'avait croisé au moins une fois. Enfin, rien n'est impossible. Il repris, après quelques secondes:

_____« -Votre tête, çà va mieux?
- M'ouais, j'ai déjà vu mieux hein, répondis-je en me tâtonnant le crâne.
- J'étais assez loin quand l'agression a eu lieu, mais je vous ai vu voltiger dans les airs... C'était, comment dire, impressionnant!
- Impressionnant et incompréhensible, je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé. C'était quoi ce merdier?
- J'en sais pas plus que vous! Me lançà-t-il d'un air désemparé. »

_____Nous étions arrivés, je sentais la camionnette se garer. On nous avait amené à l'hôpital Cornell Medical Associates-West, dans le quartier de Upper West Side, le plus proche du lieu du drame. C'étais à deux pâtés de maison de chez Ed, mais lui n'était sans doute pas encore rentré. Par contre sa femme devait s'inquiéter, si elle regardait les informations... Elle sait très bien que le coin où nous allons tout le temps avec son mari était celui que la CNN était venu filmé. Si elle a reconnu, elle doit se faire un sang d'encre... J'espère que Ed l'avertira de son retard. Le pauvre, il va aussi être bombardé de questions, enfin bon, lui au moins n'a pas été blessé! Costaud le bougre, pourquoi moi et moi seul avait été propulsé? « C'est parti pour des heures d'emmerdements » Dit-je à Paul. « A qui le dites-vous! ». Au moins, j'étais content de ne pas être le seul dans cette mouise.
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# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:54

A l'hôpital, un trait de moi-même

_____
Paul et moi entrâmes dans l'hôpital, accompagnés de deux policiers qui nous attendaient, ainsi que les deux ambulanciers. Nous fûmes admis aux urgence. Administration illogique, quand tu nous tiens! Nous étions dans la hall, et pouvions aperçevoir la grande salle d'attente, d'où sortaient des râles, des gémissements, des pleurs de bébé, d'enfants, et on nous faisait passer nous -avant tout le monde-, alors que nous n'avions rien de grave. L'hôpital grouillait d'activité. Ici, un brancardier accompagné de deux médecins passaient le couloir à fond les ballons devant nous, avec une personne visiblement mal en point et remplie de sang couchée sur la civière. Ils craient des noms incompréhensibles. Par là, deux personnes âgées en chaises roulantes discutaients entre elles, tandis que derrière eux une jeune femme en béquille se servait à la machine à café. Les secrétaires à l'entrée avaient l'air débordées. Dans ce hall très lumineux, elles croulaient sous la paperasse, et sous les dossiers que les chirurgiens ne cessaient de leur amener. Un homme, visiblement pressé, vint engueler l'une d'elle. Il marchait bien, et n'avais pas l'air gravement malade, pourtant, il hurlais sur la pauvre femme, qui ne pouvais rien faire. Elle lui demanda de retourner s'asseoir, mais l'individu continua son scandale, jusqu'à ce que la sécurité n'intervienne. Enfin, c'est la routine des hôpitaux...

_____« -Monsieur, vous venez? ». Oups, sans le remarquer, je m'étais arrêté au milieu du hall, afin d'observer, retardant notre petit groupe. « Excusez-moi, je viens ». Tu parles, comme si j'en avais envie! Enfin, j'étais bel et bien obligé. J'ai toujours aimé observer les gens. Dans la vie courante, lorsque je me balade dans la rue, ou que je suis à la base, j'adore regarder les gens, essayer de déceler leurs petites manies, leurs habitudes, j'adore me balader uniquement dans le but de croiser des regards. J'aime le contact humain, depuis tout petit, où dès que j'en ai l'occasion, je vais parler aux gens, je les regarde dans les yeux... Le plus flagrant, c'est quand je prend un transport en commun. Dès que je vois une jolie fille, je ne peux m'empêcher de la regarder dans les yeux, jouer du regard avec elle. Même si bien souvent, voir même tout le temps, cela n'amène rien étant donné que l'on ne se parle pas, voir une personne me sourire me met toujours le baume au coeur. M'enfin, cela ne m'empêche pas d'être toujours célibataire. Il faut dire, que j'ai assez idéalisé l'amour selon moi, il faut que je trouve la fille qui correspondrait à mes critères. Et ils sont nombreux!

_____Mais même si je suis assez sociable, voir même plus que la moyenne des gens -il n'y a qu'à regarder la taille de mon répertoire pour s'en convaincre-, j'ai également besoin de passer des moments en solitaire, ou encore juste avec mon meilleur ami Ed. Quand nous étions plus jeunes, souvent, nous 'empruntions' la voiture du père à Ed, une magnifique Cadillac Eldorado rouge modèle 1953, première année de fabrication donc. Empruntions car son père n'étais jamais au courant de nos petites expéditions. Nous avions tous les deux le permis, et altèrnions pour savoir qui devait rouler. Conduire ce mythe procurait inéluctablement un sentiment de puissance, de grisement, surtout pour les amateurs de belles voitures. Je prenais ma guitare, la mettais dans le coffre, et on roulait, on roulait jusqu'en Pennsylvannie, à Pike plus précisement, ou se trouve un grand lac. C'était un lieu majestueux, où toute forme d'urbanisation s'estompait, ou la nature à l'état sauvage prédominait sur l'homme. On se posait au bord du lac, je jouais de la guitare, et lui chantait. Il avait une très belle voix. Je me souviens enore de sa mère, qui le poussait à passer des concours de chant. Lui ne voulait pas, cette tête de mule voulait aller à l'armée, coûte que coûte. Peut-être avait-il fait une erreur, çà, personne ne le sait et ne le saura jamais. J'avais besoin de ses moments là avec lui, parfois, j'y allais seul, je faisais beaucoup de choses seul. Ces petites expéditions m'ont permi de murîr, de me poser beaucoup de questions, de réfléchir, et surtout de me calmer durant ma jeunesse. J'étais quelqu'un de vraiment nerveux, et je partais à tout les coup au quart de tour. Il y avait des choses dans ma vie auxquelles il ne fallait pas toucher, des sortes de points sensibles. Quelques fois, on organisait des fêtes à Pike, avec des amis du lycée, puis, plus tard, de la fac. Alcool, filles, sexe, tout allait bon train lors de nos soirées, évidemment illégales. Mais on s'amusait! On a bien profité de notre jeunesse. Ed et moi avons passé notre scolarité ensemble. Après avoir reçu notre diplôme en fin de lycée, nous avons fait deux ans de fac -inutiles-, puis nous nous sommes engagés dans les Marines. L'école, c'était vraiment pas pour nous! Depuis, fini les sorties, fini les fêtes, sauf durant les permissions, qui ne sont pas si nombreuses que çà en ces temps de tensions internationales. Nous avons relativement bien réussi à garder notre vie sociale, et çà, tout le monde n'a pas réussi.
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# Posté le jeudi 31 juillet 2008 06:58